Mastering par Stems en Classe A
Resolution numérique interne de 48 bit
Contrôle Analogique précis
Un suivi dans votre projet du debut jusqu'à sa finalité
 

Merci de lire les quelques lignes ci-dessous si vous êtes novices dans le domaine. Elles vous aideront à comprendre le concept du Mastering.

Un Mastering ? Mais pourquoi faire ?

Le Mastering est la dernière étape dans la production d'un enregistrement audio. Elle succède à la réalisation du mixage (mélange des pistes enregistrées), et elle précède la duplication ou la distribution du produit sur son support final.

Elle répond aux derniers retranchements techniques et artistiques dans un cadre extrêmement critique: il s'agit de bonifier un enregistrement au sommet de son art sans jamais dénaturer son contenu. Le processus n'est pas à la portée de tous car il requiert des conditions parfaites : bonnes connaissances scientifiques et techniques propres, environnement acoustique neutre, système d'écoute le plus transparent et le plus étendu possible, outils de traitement du signal d'une précision extrême. Bien entendu, l'oreille a toute son importance !

Il s'agit d'un travail minutieux: améliorer dans le moindre détail un contenu sonore déjà complexe. L'oreille guide le choix judicieux des outils utilisés tout en tenant compte de l'aspect créatif. Message artistique mis en valeur ou respect de la sensibilité de l'auteur à travers son œuvre sont considérés avec la plus grande attention.

Outre cela, la Masterisation permet de délivrer un support qui se doit d'être correctement retraduit sur tous les systèmes d'écoute. Votre mixage sonne parfaitement bien sur vos enceintes ? Il n'en sera probablement pas de même sur la chaine Hi-Fi de votre voisin !

Enfin cette étape exige une stricte standardisation dans la norme des formats existants qui est toujours en pleine évolution. Nous vivons une époque dans laquelle les technologies se multiplient. Mais le Mastering restera toujours une étape importante car il s'adapte et s'améliore depuis toujours en lien avec les nouvelles normes de l'industrie.

Le but donc du Mastering est de délivrer un enregistrement acoustiquement bonifié, artistiquement fidèle, et techniquement accompli ; sans oublier naturellement le caractère « concurrentiel » d'un produit commercialement attractif.

Il est crucial de respecter nos recommandations techniques avant de nous envoyer vos fichiers (voir l'onglet « Recommandations »), car la qualité de notre travail en dépend beaucoup. De même, la qualité d'un Master dépendra largement des étapes réalisées en amont : l'enregistrement des pistes et le mixage. Si vous jugez que vos mixes ne sont pas encore arrivés à maturité, nous pouvons déjà vous donner quelques conseils.

Qui cela concerne ?
Cela concerne principalement tous les artistes, producteurs, autoproductions, associations, labels, distributeurs de musique « on-line » ou plateformes de musique en ligne.
...mais aussi les radios, DJ's, le broadcast, la diffusion, le cinéma, la vidéo, les développeurs de jeux électroniques...
Pourquoi demander ce service chez vous plutôt que de faire un Mastering par la personne qui fait le Mixage ?

Il y a plusieurs raisons à cela :
Souvent on vous proposera un Mastering dans une formule « tout en un » car de nombreux studios mettent en avant un moyen confortable et pratique de livrer au client un produit entièrement fini incluant les grandes étapes : (Enregistrement), Mixage et Mastering.
Mais tout d'abord un Mastering se réalise avec du matériel dédié qu'on ne trouve quasiment jamais en studio de mixage (et inversement). Ce matériel est doté d'une précision redoutable car il agit sur un contenu déjà complexe, fruit d'une sommation de plusieurs sources. De plus, il est toujours très conseillé de faire appel à une oreille neuve pour travailler sur un projet qui nécessitait déjà de longues heures de travail. Pour plus d'objectivité et pour répondre à un travail rigoureux, il est nécessaire d'avoir recours à un technicien qui découvre votre projet pour prendre les bonnes décisions.

Un Mastering par Stems ? C'est quoi ?

Un Mastering par Stems (MPS) consiste à travailler à partir de sous-groupes d'instruments déjà mixés. Il permet de séparer les groupes du mixage pour un meilleur contrôle des traitements permettant un Mastering plus souple et parfois beaucoup plus précis si trop de compromis devaient être réalisés avec un "Mastering Classique". Mais attention: la methode par Stems n'est pas obligatoirement avantageuse, et elle n'est as forcément indispensable sur tous les titres d'un même projet! Pour bien comprendre les avantages d'un Mastering par Stems, il faut tenir compte de deux critères:

*Tout d'abord il y a le critère du doute: si vous n'êtes pas sûr de vos mixages, cette méthode peut vous rapporter énormément. Car nous pourrons agir directement sur les sous-groupes et ainsi éviter tout compromis à devoir réaliser en travaillant sur le titre entier.

*Il y a également le critère technique: notre MPS analogique permet d'éviter la sommation interne des stations de travail des systèmes natifs. En effet, celle-ci est de qualité moyenne avec de tels systèmes : la résolution numérique dédiée du processeur est limitée car elle n'est pas suffisante pour le calcul complexe de la sommation qui prend en compte des valeurs d'échantillons, rendant l'image stéréophonique étroite, un rendu "dur" ou "froid", ou encore une mauvaise articulation des instruments les uns par rapport aux autres.
La sommation des pistes est une étape décisive dans le rendu de l'image stéréo, et le fait de pouvoir contrôler les sous-groupes avant cette étape peut s'avérer d'une très grande efficacité. Il est donc avantageux de choisir cette méthode réalisé dans le domaine analogique plutôt qu'à partir d'une sommation « dans la boîte » d'un système natif.

Nous offrons un avantage certain comparé aux procédés concurrents car nous possédons deux méthodes de MPS extrêmement puissantes : nous pouvons réaliser la sommation des pistes dans le domaine purement analogique de Classe A jusqu'à 10 stems stéréo séparés, avec le choix des convertisseurs les mieux adaptés pour chacun des sous-groupes. Pour la plus grande transparence possible quand elle est de rigueur, nous avons également la possibilité de la réaliser dans le domaine numérique avec une très haute résolution de 48bit.
Des périphériques externes de qualité Mastering sont insérés sur les stems avant leur sommation.

Encodage et Qualité ?

Il y a deux types d'encodage réalisés à partir de fichiers PCM : l'encodage « Lossless » signifiant « sans perte » et l'encodage entraînant une dégradation des données Audio dit format « Lossy ». Ce dernier doit être considéré avec la plus grande attention.

L'avantage du format « Lossless » réside sur le fait que les données acoustiques ne sont pas altérées, et par conséquent la qualité audio reste strictement identique à celle du fichier d'origine. L'inconvénient dans la pratique commune demeure que ces fichiers restent assez lourds. Par conséquent ils ne peuvent répondre à la demande toujours croissante des « consommateurs » en ligne : ceux-ci souhaitent le choix des titres téléchargés, la rapidité des téléchargements, un stockage personnel largement amoindri et une portabilité accrue. Cependant le « Lossless » est largement répandu dans le monde Audiophile car il est entièrement « fidèle ».

Le format « Lossy » a ses inconvénients et ses avantages que l'autre forme n'a pas. Malgré une perte de données acoustiques, il est dans certains cas difficile de se rendre compte de ce qu'a subit le fichier encodé. Tout dépendra des paramètres appliqués à l'encodeur (principalement du taux d'encodage dit « bit-rate »), de son architecture interne et des techniques que les professionnels connaisseurs appliquent en amont. En évaluant un bon compromis entre Perte et Qualité, l'avantage est de taille : les fichiers sont légers et satisfont un très grand nombre d'enthousiastes pour qui la qualité « maximale » n'est pas primordiale.

A noter que les deux types d'encodage peuvent se réaliser à partir des fichiers Haute Résolution (24 bits) plutôt que des fichiers issus du CD (16 bits), ce qui demeure très avantageux. Outre la différence de la meilleure qualité (24 bits), encoder le fichier-source Haute-Résolution permet d'éviter l'étape du « Dithering » propre et obligatoire au Mastering pour CD.

Sachez que nous pratiquons un encodage « Lossy » et « Lossless » exclusifs à partir de ces fichiers: nous retravaillons chacun de vos titres afin d'en optimiser l'Encodage. Cette étape est réalisée indépendamment de la session de Mastering pour l'élaboration du Cd. Un large choix de Codecs vous sera proposé ou conseillé selon vos applications finales et votre musique.

De plus, nous délivrons les fichiers masterisés et optimisés pour le très récent programme « Mastered for iTunes » d'Apple. Une fois ces fichiers encodés (iTunes Plus), il est impossible de déceler à l'oreille quels sont les fichiers encodés et les fichiers Haute Résolution.

Mastered for iTunes

Apple a compris que l'encodage avec perte de données (Lossy) pouvait être largement amélioré sur la base d'un Codec succédant à l'AAC appelé iTunes Plus AAC. Ce nouvel algorithme mis au point en début 2012 travaille sur des fichiers audio Haute-Résolution de 24 bits et génère des fichiers compressés en 256kbps.
La mise au point de ce Codec interpelle le monde audiophile car à l'écoute il devient impossible de différencier quelle est la source (le fichier Haute-Résolution) ou le fichier encodé.
Apple se réserve le droit d'encoder vos fichiers pour les mettre en vente en ligne sur leur « iTunes store ». Nous possédons tous les outils pour fournir ces fichiers Haute Résolution (Résolution numérique de 24 bits, fréquence d'échantillonnage jusqu'à 96kHz en format .WAVE ou .AIFF) entièrement optimisés pour cet encodage.

Combien de temps faut-il pour que mon album soit masterisé ?

Cela dépend premièrement de la taille de votre projet. Mais cela dépend aussi de la qualité de vos mixes. Nous ne facturons pas à l'heure, et nous voulons votre entière satisfaction de votre Master.

Il sera possible de demander des modifications après la première écoute du Master qui sera disponible en ligne sur notre serveur sécurisé. La durée du Mastering en dépendra mais comptez quelques jours dès réception intégrale de votre projet.

Les codes PQ, ISRC, UPC/EAN, le PQ Log et le CD-TEXT ? C'est quoi ?

Ces codes font partie des données dites « metadata » qui s'insèrent à la toute dernière étape de préparation des fichiers dans l'élaboration du CD ou des fichiers audio finaux.

Dans le cas du CD, les codes PQ indiquent les informations de début, temps et fin des morceaux, et d'autres informations comme par exemple sur la protection contre la copie. Les codes ISRC (International Standard Recording Code ou « Code International Normalisé des Enregistrements ») sont des codes uniques rattachés pour chacun des titres constituant le CD. Ils sont donnés gratuitement par les agences ISRC existantes dans tous les pays. En France l'agence est http://www.isrcfrance.fr. Ces codes sont gravés dans une zone cachée (subcode) non exploitable par le consommateur, mais obligatoirement contrôlée par l'usine de pressage ainsi que le code MCN (Media Catalog Number ou EAN/UPC). Celui-ci est le code-barres qui contient des informations sur la traçabilité du produit. Il est inscrit sur la matrice du CD. Il est également inclus dans le subcode.
Tous ces codes sont généralement insérés par l'usine de pressage car souvent ils ne sont pas disponibles pendant la session du pre-mastering. Ceci dit, nous pouvons parfaitement les inscrire.

Le CD-TEXT est une application qui ne concerne que certains lecteurs CD spécialisés. Elle permet de faire apparaître les informations détaillées sur l'interprète, l'auteur, l'arrangeur, le compositeur, l'album, les titres, l'année, ainsi qu'un commentaire. Ne pas confondre le CD-TEXT avec l'application associée à la base de donnée stockée sur Internet qui fait apparaitre ce même genre d'informations en direct sur iTunes, Window Media Player ou sur d'autres logiciels quand on insère le CD dans le lecteur.

Enfin, le « PQ Log » ou « PQ Liste » est un document reprenant toutes les informations du metadata inscrit sur le CD. L'établissement « papier » de ce document est très conseillé car même si les informations sont déjà contenues dans le CD, une bonne usine de pressage le demandera. Celui-ci lui permettra de vérifier que le Master en leur possession est le bon. Un autre avantage n'est pas des moindres car ce document inclus les commentaires de l'ingénieur de Mastering. Une très bonne usine de pressage vérifiera les bruits et les niveaux trop élevés (« overs ») avant de recontacter l'ingénieur de Mastering pour approbation avant de presser.

Dans l'élaboration des fichiers compressés tels que le mp3 par exemple, le metadata doit être saisi au moment de l'écriture du fichier. Il est donc important de nous le soumettre. Il est contenu dans le « header » du fichier : « id3 tag » ou dans le « AAC Tag » (pour l'AAC), ou encore dans une base de donnée séparée.
Ces bases de données contiennent des informations sur le nom de l'artiste, de l'album, des titres, du numéro des pistes, de l'année de sortie, du genre de musique etc...

Les protocoles DDP et Red-book ? Les erreurs de gravure ?

Le « Red Book » défini la Norme du « CD-Audio » conformément au cahier des charges de l'ISO/IEC 60908 (visionner le .pdf). Il instruit principalement sur les propriétés physiques, l'encodage audionumérique utilisé, la spécification du support, les paramètres physiques, les déviations d'erreurs et le taux de blocs d'erreurs (Block Error Rate), le système de modulation et les corrections d'erreurs.

Dans le cas de la délivrance d'un CD-Audio, le Pré-master devra répondre aux exigences « Red book » pour que l'usine de pressage opère la fabrication du Glass Master.

Mais le Pré-master peut également être délivré sous la forme d'un fichier image « Disc Description Protocol », « DDP » ou « DDPi ». Par nature-même ce fichier de données permet d'éviter la moindre erreur de gravure typique du CD-R-Audio, lors de la finalisation du support. Alors qu'un CD-R-Audio gravé peut se voir rejeté par l'usine de pressage si le taux d'erreur contenu est trop important, le DDP ne peut être rejeté car il ne présente aucune de ces erreurs. Cependant l'usine vérifie rapidement l'intégrité du fichier réceptionné à l'aide d'un petit programme de contrôle « MD5 ». Apres approbation elle crée alors le Glass Master.

En effet, lors de la gravure d'un CD-R-Audio, un taux d'erreur d'écriture est inévitable. Certaines de ces erreurs sont classées fatales pour l'opération en usine de pressage (erreurs de type C2 ou C3), ainsi qu'un taux trop élevé d'erreurs « moins graves » (de type C1) rendent le support inexploitable à l'usine. A Kevork Mastering, après la gravure du CD-R-Audio contenant votre Master, nous calculons les taux d'erreurs C1 et relevons dans un rapport détaillé la présence d'erreurs C2 ou C3. Nous vous livrons donc un PMCD (Pre Master CD) de qualité. Sachez donc qu'il existe des qualités de support, mais également des qualités de gravure !

Si l'usine que vous avez choisie accepte le protocole DDP, optez donc pour celui-là.
Notez qu'à Kevork Mastering nous avons les moyens de réaliser votre Master selon la norme « Blue Book » sous forme Cd-Extra ou Enhanced-Cd. Vous pouvez inclure un fichier de données qui sera gravé sur le support PMCD en plus des pistes Audio de votre projet.

Matériel externe ou Plugin ? La transparence !

« Numérique » ne veut pas forcément dire « bon ». Tout comme d'ailleurs « Analogique » ! La qualité d'un produit dépend largement du travail réalisé en amont lors de la conception.

Prenons le cas du « Plugin » comme outil DSP (Digital Signal Processing, traitement numérique du signal). Un fabriquant peut le réaliser en quelques semaines, alors qu'un ingénieur talentueux peut concevoir le même outil en plusieurs années de travail... La différence sera de taille car la version la plus travaillée sera beaucoup plus précise... et plus chère. La Qualité se paye toujours ! Elle est entièrement liée à la conception de l'algorithme. Dans le domaine Analogique, le choix des composants électroniques est également vital.

Le Mastering nécessite l'utilisation d'outils d'une extrême précision car aussitôt qu'un paramètre de réglage est changé, des effets irréversibles surviennent obligatoirement sur le spectre audible : apparition de fréquences indésirables, distorsion, perte de la largeur ou de la profondeur de l'image stéréo, perte de détails, modification des transitoires, bruit... Nous ne pouvons pas contourner les lois de la Physique : une coupure de 2dB à 200Hz sur un égaliseur « bon marché » n'enlèvera pas la sonorité « boueuse » d'un enregistrement sans pour autant introduire d'autres effets sur le spectre audible. Mais un égaliseur de Mastering d'introduira pas d'effets audibles indésirables. Cela vient du fait que chaque composant électronique est par nature non-parfait, si bien que chacun d'entre eux introduit déphasage, distorsion et bruit. Mais les composants sélectionnés parmi les meilleurs possèdent des valeurs de distorsion tellement basses - ainsi que d'excellentes propriétés musicales - qu'ils demeurent la seule solution pour réaliser un Mastering sérieux. Un mixage stéréo est déjà un mélange très complexe de sons : le Mastering nécessite donc des outils « parfaits ». Par ailleurs, l'équipement utilisé pour le Mixage est souvent très différent de celui utilisé pour le Mastering : un mixage est la sommation de sons certes moins complexes, et l'équipement dédié n'est pas utilisé de la même façon, il n'est donc pas conçu dans le même but.

Meilleure est la conception DSP, meilleur sera le résultat obtenu car les effets secondaires seront inaudibles. C'est la principale raison pour laquelle la plupart des plugins audio ne sont jamais utilisés en Mastering Professionnel car ils ne sont pas élaborés dans ce but. De plus la précision interne DSP dédiée au système est souvent insuffisante. Mais certains plugins sont d'une précision extrême, et utilisés par beaucoup de d'ingénieurs de Mastering !

Transparence

Quiconque a eu l'occasion d'expérimenter ce qu'un outil numérique DSP « High End » est capable de produire, qu'il soit sous la forme d' « appareil externe » ou de « plugin », s'est forcément rendu compte que si les réglages sont maintenus à niveau modéré, on n'entend aucun effet indésirable résultant du traitement du signal. On appelle cela la « transparence ». A Kevork Mastering nous l'avons bien compris.

Dans certains cas l'équipement Analogique peut être conçu dans ce but, cela dépend entièrement du souhait du concepteur. A contrario, et c'est souvent le cas, on utilise l'analogique dans le traitement du signal pour « colorer » le son. En effet la coloration typique et naturelle de l'Analogique est parfois très recherchée pour mettre en évidence la musicalité d'un l'enregistrement.

 
 
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